01/03/2018

Ce Carcassonnais compositeur de la musique du film "Conte d'automne" d'Eric Rohmer

Il nous est si proche ce chanteur avec sa guitare en bandoulière qu'il gratte avec des allures de troubadour languedocien, que l'on serait loin d'imaginer son nom au générique d'un célèbre film. Par exemple, ce long métrage d'Eric Rohmer, prix du scénario à la Mostra de Venise. Et pourtant... Claude Marti, l'un des chantres de la langue occitane et défenseur de sa culture, fut approché par Rohmer pour composer la musique de son film. Il a alors rapproché de ce projet, tous ses amis musiciens de l'époque : Pierre Peyras, Gérard Pansanel et Antonello Salis. 

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Le tournage se déroulera à Saint-Paul trois châteaux dans l'Ardèche en été 1997. Claude Marti se souvient de l'exigence et de la précision d'Eric Rohmer, mais également de l'ambiance fraternelle. "On mangeait tous ensemble et il n'y avait pas de différence de traitement entre les différents protagonistes". 

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© Les films du losange

Claude Marti apparaît dans le film aux côtés des autres musiciens, lors de la scène finale du bal. Il y interprète ses propres compositions en langue occitane. Le film sortira en septembre 1998 en France et connaîtra le succès dans les salles et à la télévision.

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Le générique de la bande annonce

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27/02/2018

Une mystérieuse cave voutée sous l'ancien bureau de poste de la Cité...

Au mois de février 1968, lorsque les ouvriers creusent en face de l'actuel Hôtel du Donjon dans la cité médiévale, ils font une belle trouvaille... A cet endroit, sur lequel s'élevait autrefois une maison à colombages appartenant à l'antiquaire Julien, ils doivent bâtir un bureau de poste. La municipalité Fil considérant la maison médiévale Julien comme une verrue, ordonna sa destruction dans les années 1960. Le terrain ainsi dégagé resta à l'abandon, jusqu'à ce que l'on décide d'y faire la poste.

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A gauche, la maison des antiquités Julien

Une fois la maison rasée, on déversa au fil des années à cet endroit de la terre de remblais. Tant, qu'à une hauteur de 2 mètres, finit par s'élever un talus avec des herbes folles. Le 6 février 1968, le bulldozer chargé de défoncer le terrain mit au jour une voûte qui semblait être l'amorce d'un souterrain. Les travaux furent alors interrompus et l'on dépêcha sur place M. Bourrely, architecte des Monuments historiques. L'expertise de ce dernier fit remonter la construction de la cave au XIIIe siècle. Au même endroit, il fut trouvé des pierres percées de trous circulaires qui auraient pu servir de canalisations.

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La voûte telle quelle après sa découverte

Dans l'un de nos articles, nous évoquons l'existence d'une cave sortant sous la rue de la Porte d'Aude. Il y certainement une relation avec celle-ci, située juste à l'arrière du bâtiment.

http://musiqueetpatrimoine.blogs.lindependant.com/archive...

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Le bureau de poste a finalement été construit et la cave garde son mystère, même si elle n'a pas disparu. Aujourd'hui, la poste a été transformée en restaurant.

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La flèche rouge indique l'emplacement de l'entrée de la cave voûtée. Vous ne verrez rien car tout été muré. Ceci relance les légendes sur les souterrains de la Cité.

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26/02/2018

Les collections et curiosités de Carcassonne s'exposent au Musée des Beaux-arts

Depuis l'ouverture de ce blog nous n'avons cessé d'appeler de nos vœux un inventaire et l'exposition des objets contenus dans les réserves du Musée des Beaux-arts. Il n'est jamais trop tard pour bien faire et sur ce point, remercions tous ceux qui viennent de répondre favorablement à notre longue attente. Le Musée des Beaux-arts vient d'inaugurer une exposition qui durera jusqu'au 19 mai 2018. Certains de ces objets proviennent de la mission d'évangélisation menée par le chanoine Verguet chez les indigènes.

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Je n'ai pas pu m'y rendre pour l'instant, mais j'ai obtenu des photographies. A défaut de musée archéologique, Carcassonne a trouvé le moyen de sortir de l'oubli pour un temps, quelques trésors qui sont l'objet - pour la plupart d'entre-eux - de dons provenant des membres de la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne. Cette illustre société, fondée au milieu du XIXe siècle, a pris aujourd'hui le nom d'Académie.

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Entrée de l'exposition 

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Casque Ottoman

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Bimbeloterie du bagne.

Noix de coco sculptée en poire à poudre (XIXe siècle)

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Tête réduite de Jivaro (XIXe siècle)

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Les armes de la ville basse (XIVe siècle)

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Une des salles de l'exposition

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Du 23 février au 19 mai
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h
Le premier dimanche du mois de 14h30 à 17h30.
Entrée libre

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23/02/2018

Émile Marchais (1899-1958), autopsie d'un préfet de l'Aude sous Vichy

Notre enquête s'achève sur les préfets de l'Aude nommés par Vichy durant l'Occupation, par Emile, Lucien, Gilbert Marchais. Né à Saint-Yriex-la Perche dans le département de la Haute-Vienne le 9 novembre 1899, Emile Marchais est le fils d'un imprimeur. Il n'est mobilisé durant la Grande guerre qu'à partir du mois d'avril 1918, alors qu'il effectue ses études de droit. Il réside avec ses parents à Confolens (Charente) et obtient en 1926, une licence. Sa carrière de futur haut fonctionnaire débute comme attaché du cadre auxiliaire chef de cabinet du préfet des Ardennes. Jusqu'au 19 juillet 1940, où l'autorité allemande le relève de ses fonctions, il occupe plusieurs postes, notamment à Blois (Chef de cabinet de la préfecture), Châteaudun (Eure-et-Loir) et à Langres (Haute-Marne).

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Emile Marchais, sous-préfet de Montluçon

Le maréchal Pétain le nomme sous-préfet d'Alès (Gard) puis de Montluçon durant l'automne 1940. Le 18 juin 1942, Emile Marchais devient Intendant de police de la région de Lyon à la disposition du secrétaire général (René Bousquet), jusqu'à sa nomination comme préfet de l'Aude qui interviendra au mois de septembre 1943. Il remplace à ce poste Marc Freund-Valade, fonctionnaire à l'entière dévotion des lois de l'Etat-Français et responsable de la déportation du procureur Morelli. Marchais allait exercer ses fonctions dans la continuité de son prédécesseur, peut-être avec un peu moins de zèle. Comme tout préfet du maréchal Pétain qui se respectait, il recevait les chefs de la Milice ou celui de la Gestapo dans son bureau. Il n'empêcha pas les rafles des réfractaires du S.T.O, ni d'ailleurs celle des miliciens de Robert Pincemin contre les magasins juifs de Carcassonne. Une épopée dans laquelle les hommes au signe Gamma, volèrent plus de 50 000 francs à ces commerçants. Pas un mot, contre le crime de guerre de Trassanel, pas plus contre l'exécution des patriotes à Baudrigues.

Le 9 mai 1944, Darnand - Secrétaire général du maintien de l’ordre - fait porter une instruction aux préfets régionaux de Montpellier, Toulouse et Limoges : « Arrestation et regroupement dans les régions de Toulouse , Montpellier et Limoges des réfugiés espagnols du sexe masculin de 18 à 45 ans et des israélites français et étrangers du même sexe et du même âge. » La tranche d’âge est ensuite modifiée dans le courant du mois de 16 à 60 ans pour les espagnols et israélites. Les Allemands n’étaient pas associés à une telle opération, ni demandeurs.
Le préfet de l’Aude (Emile Marchais) estime à 500 le nombre de personnes à regrouper. Il demande un GMR entier (60 hommes environ) et précise que le chef de la Milice départementale est prêt à joindre ses hommes à l’opération. Le préfet prévoit six wagons de marchandises et six de voyageurs au départ de Narbonne. L’opération fut stoppée en raison du débarquement du 6 juin 1944 (La Libération confisquée / 1993)

Quand vint la Libération de la ville, il ordonna la destruction des archives de la préfecture dans la chaudière. Trop de papiers compromettant finirent par la faire éclater. 

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La préfecture de l'Aude

Quand les F.F.I entrèrent dans Carcassonne le 21 août 1944, ils s'emparèrent de la préfecture. Au grand dam de Félix Roquefort, une semaine après, l'ancien préfet de Vichy n'était toujours pas arrêté. Protégé dans ses appartements préfectoraux à l'abri de l'épuration sauvage, son successeur allait lui sauver la mise. Pierre Augé, ancien consul de Chine et Résistant, nommé par Jacques Bounin (Commissaire de la République) arrivait à Carcassonne le 29 août 1944. Il devait remplacer le honteux Emile Marchais, compromis dans la politique de Vichy. Il négocia avec Gilbert de Chambrun (Chef régional de Libération), le représentant du commandant F.T.P et le Comité départemental de Libération, l'arrestation de Marchais.  La Cour de justice n'étant pas encore installée, Pierre Augé ne voulait pas de justice expéditive en Cour martiale pour son prédécesseur. Donc, contrairement à ses confrères du Languedoc, l'ancien préfet de l'Aude ne fut passé par les armes. Cette anecdote d'importance est racontée par Pierre Cazejust, secrétaire général de la préfecture de Pierre Augé à cette époque.

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L'Allemagne occupée en 1945

Emile Marchais a t-il pour autant été condamné par la Cour de justice ? Il est suspendu de ses fonctions le 28 août 1944, c'est la moindre des choses. Mit en disponibilité avec demi-traitement le 3 juillet 1945 et promu Secrétaire général du gouvernement de la Sarre, puis du Wurtenberg. Il s'agit ni plus ni moins d'une région d'Allemagne, placée sous tutelle de la France. Comme Jean Cabouat, préfet de l'Aude sous Vichy, Emile Marchais est recyclé auprès des Gaullistes authentiques en Allemagne. Peut-être enfin s'est-on aperçu en 1946 du passé peu glorieux de ce serviteur de Laval et Pétain ; le 1er juillet 1946 il est mis à la retraite.

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L'ancien préfet de l'Aude se recycle en devenant le directeur de la Cité hospitalière de Lille en janvier 1952, puis du C.H.R d'Angers où il mourra en fonction le 3 octobre 1953. Entre temps, la chancellerie de la Légion d'honneur le fera Chevalier suite au décret du 12 décembre 1952. L'enquête réalisée sur la moralité de l'impétrant laisse apparaître les mentions suivantes : "Bon fonctionnaire du cadre de réserve". La gendarmerie et le préfet du Nord émettent un avis favorable. Le 18 avril 1953, Emile Marchais, ancien préfet de Vichy, reçoit la croix de chevalier de la légion d'honneur des mains de Louis Dominique Antoine Fataccini - Commandeur de la Légion d'honneur. Nous sommes sous la IVe République ; une époque où l'on amnistie l'ensemble des anciens Miliciens de Darnand. Qui est Dominique Fataccini ? Engagé dès août 1940 dans la France Libre, ce militaire fut l'un des fidèles du général Leclerc en Afrique. Emile Marchais venait devant l'histoire d'obtenir un certificat de virginité. Fermez le ban ! Aux Morts de la Résistance...

Sources

Recherches, notes et synthèse / Martial Andrieu

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22/02/2018

Les origines et la construction du Collège de Varsovie à Carcassonne

Dans une précédente chronique en date du 11 août 2017, nous avions évoqué la création par la ville de Carcassonne du Collège de jeunes filles. Celui-ci avait provoqué l'expulsion des Sœurs Saint-Joseph de Cluny de leur couvent, situé dans l'actuel collège André Chénier. Ce nouveau collège est si prospère que le conseil d'administration dans sa délibération du 13 décembre 1912, émet le vœu qu'il puisse être transformé en lycée. Le conseil municipal valide ce souhait et charge l'administration communale d'effectuer les démarches nécessaires auprès des pouvoirs publics. Hélas, la Grande guerre interrompt ce projet. Les locaux seront réquisitionnés par l'autorité militaire afin d'y installer un hôpital complémentaire. En octobre 1915, le collège est transféré dans l'ancien couvent Notre-Dame, 42 rue Victor Hugo. Le 26 mai 1919, le maire Gaston Faucilhon lit en séance le rapport de Mlle Delbosc, directrice du collège.

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"La guerre a fatalement entraîné l'ajournement de ces projets mais la vitalité du Collège s'est affirmée au cours de ces années d'épreuves pendant lesquelles, malgré ses tribulations, il a prospéré. Son effectif actuel de 368 élèves pour une population de 30 000 habitants l'emporte sur celui de beaucoup de lycées dans des villes d'importance même supérieure. C'est pourquoi il ne me semble pas trop hardi de demander sa transformation prochaine."

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Mlle Delbosc, première directrice du lycée

Après la lecture de ce courrier, le conseil municipal confirme sa délibération du 6 juillet 1913. Il régularise également le transfert du collège de jeunes filles (Couvent de Cluny, rue de Verdun) à l'immeuble du Couvent Notre-Dame, rue Victor Hugo. Le 22 décembre 1913, le Dr Tomey nouvellement élu à la tête de la commune confirme que le projet "tant attendu" de transformation du collège en lycée sera mené rapidement. Il met en avant les conditions déplorables dans lesquelles sont accueillis les 350 élèves, supérieurs en nombre à ceux d'Agen ou de Montauban. Ce n'est que le 10 novembre 1925 qu'un traité constitutif est transmis, par le Ministre de l'Instruction publique, pour approbation. De nouvelles démarches seront entreprises, car l'enseignement du latin n'est pas prévu. 

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L'ancien couvent Notre-Dame avant sa transformation en lycée

Un lycée national de jeunes filles est créé à Carcassonne à compter du 1er octobre 1925. L'établissement recevra des externes libres et des externes surveillées. La ville est autorisée à y annexer un internat où seront admises des demi-pensionnaires et des pensionnaires.

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Porte de la chapelle de l'ancien couvent qui donnait dans la rue des Etudes. 

Le décret officialisant cette création est signé le 28 février 1926 par Edouard Daladier, ministre de l'instruction publique et Paul Doumer, ministre des finances. Daladier approuve le devis des travaux de transformations, sous réserves de l'exécutions des modifications demandées par la Commission des bâtiments des Lycées et des Collèges. Il serait trop long d'en reproduire ici le détail.

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Plan du rez-de-chaussée avant sa transformation

La dépense est arrêtée à 2 324 311 francs. L'état accorde une subvention à la hauteur de la moitié de la somme totale, payable par annuité de 150 000 frs pendant dix ans. 

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Le nouveau lycée de jeunes filles

Le 13 août 1929, l'entreprise Fiorio de Limoux est adjudicataire des travaux, tracés selon les plans des  Bertrand et Enderlin. Les travaux sont effectués en cinq tranches. Les deux premières sont livrées le 21 juillet 1933. La porte d'entrée donnant sur le boulevard du Canal (Bd de Varsovie) est en fer forgé, à deux battants sur l'imposte. Elle pèse 1033 kg... Le chauffage central est installé par M. Garric de Carcassonne et l'électricité par M. Laborde. Les autres entrepreneurs sont Chaveau, Busque, Cau, Bourrounet, Pomiès et les Forges de Strasbourg.

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Cour du lycée de jeunes filles

En 1937, des difficultés de trésorerie, consécutives au retard du versement de la subvention de l'état, conduisent l'entreprise Fiorio a arrêter le chantier. Les travaux ne reprendront qu'en 1939... Ils ne seront finalement réceptionnés que le 8 janvier 1941 ! L'entrée du lycée était jusqu'en 1931, 42 rue Victor Hugo. Au mois de février 1944, les Allemands réquisitionnent le lycée. Les élèves sont installés dans les locaux de l'école André Chénier. L'internat est déplacé à l'Hôtel Vitrac, rue du Pont vieux, qui devient la cantine. Depuis 1942, le propriétaire était rémunéré pour servir la Légion des Combattants et des Volontaires de la Révolution Nationale à raison de 40 000 francs annuels. Le personnel d'internat est logé dans des chambres en ville. 

Bureau d'administration sous l'Occupation

Jourdanne, maire

Mme Thomas, directrice

M. Granel, professeur adjoint

Mlle Escande, économe d'internat

Hyvert et Amiel, membres nommés par le Recteur 

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© ADA 11

Les Allemands dans le lycée sous l'Occupation

En 1947, des travaux de surélévation sont exécutés côté boulevard. L'architecte est M. Bourely et l'entrepreneur, Cazanave Noël. L'ancien lycée de jeunes de filles prend le nom de Varsovie après la guerre, en hommage à la ville martyr de Pologne rasée par les nazis. En 1960, la chapelle désaffectée est transformée en vestiaires au rez-de-chaussée et dortoirs, à l'étage. L'orgue est vendu à Mgr Cazemajou, chancelier de l'évêché. Où est-il aujourd'hui ? 

Sources

Notes, recherches et synthèse / Martial Andrieu

L'enseignement public à Carcassonne / S. Dariscon-Rolland

Archives de l'Aude

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19/02/2018

François, Pierre Milhet (1881-1949), député de l'Aude

François, Pierre Milhet est né à Carcassonne le 9 avril 1881. Fervent défenseur de la laïcité, son premier mandat est celui de Conseiller municipal de Carcassonne. Sa profession d'Instituteur ne le dispense d'aller défendre la patrie durant la Grande guerre, dont il reviendra amputé du bras gauche. Il recevra la Médaille militaire et la Croix de guerre pour ses faits d'arme et prendra la présidence des mutilés de l'Aude.

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François Milhet est élu la première fois comme Député de l'Aude le 16 novembre 1919 sur la liste de la Fédération d'Union économique, agricole, démocratique et sociale. Il siège comme élu du Parti Radical Socialiste. Lors de son mandat, il défend la Société des Nations (ancêtre de l'ONU) dont il souhaite des pouvoirs étendus. A L'Assemblée nationale, il est membre de la commission des armées et des pensions militaires. Il veille également sur le budget des travaux publics afin que le Canal du midi n'y soit point oublié. Ses prises de positions contre le communisme pour défendre la propriété individuelle, sont radicales. François Milhet fera un second mandat le 11 mai 1924 puis se retira de la vie politique après celui-ci en 1928. Il mourra à Carcassonne le 16 octobre 1949 à l'âge de 68 ans.

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La maison de François Milhet dans laquelle sa sœur donnait des cours de piano ; elle est située sur la place Marcou dans la cité médiévale.

Sources

Dictionnaire des parlementaires (1889-1940)

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