25/07/2017

Deux ans et demi après sa destruction... qu'est devenu le site de la villa de la Gestapo ?

Inutile de rappeler ici le combat que j'ai mené pour tenter de sauver l'ancienne villa de la Gestapo, lieu de triste mémoire de l'Occupation allemande à Carcassonne. En février 2015, Habitat Audois obtenait sa destruction et quelques mois après, une association d'anciens combattants - qui ne s'était pas mobilisée pour empêcher sa ruine - faisait apposer à renfort de drapeaux de sonneries patriotiques, une plaque commémorative. 

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Deux ans et demi sont passés... La maison a disparu et des logements sociaux ont été construits en hâte à l'arrière du site. Le beau portail d'entrée en fer forgé a cédé sa place à une tôle ondulée tenue par des cadenas ; l'ancien jardin est noyé sous les herbes folles.

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Voilà le triste spectacle d'un lieu de mémoire tragique pour les patriotes de la Résistance française, que l'on a pas souhaité conserver et qui donne un piètre aspect à l'avenue Roosevelt.
On pourra nous dire (deux ans et demi après) que ce n'est pas terminé, mais les gens ont été logés dans les nouveaux bâtiments. Qu'attend le bailleur social ?

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Il n'est jamais bon d'avoir raison trop tôt... Quand je disais que le bailleur social n'avait rien à faire de l'histoire de la Résistance audoise à l'oppression nazie. La vérité toute nue éclate à la figure de ceux qui prétendaient le contraire ; aujourd'hui responsables de ne pas m'avoir entendu.

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La villa avant sa destruction en 2014

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23/10/2015

La villa de la Gestapo de Carcassonne, un an après...

Au mois d'octobre 2014, la nouvelle municipalité de Gérard Larrat décidait de ne pas racheter la maison occupée entre 1942 et 1944 par le SD (Gestapo) au bailleur social Habitat Audois. Ce dernier devait la raser afin d'y construire des logements sociaux ; j'étais alors intervenu en juin 2013 auprès de la municipalité Pérez, afin de tenter de faire capoter ce projet qui allait sacrifier la mémoire de la Résistance pour satisfaire les appétits immobiliers. Les témoignages écrits racontant un possible charnier dans le jardin de la villa, eurent pour conséquence de retarder et d'embarrasser les acteurs du dossier. Le préfet fit stopper le permis de démolir et la ville fit procéder à des fouilles par l'INRAP. 

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Voici le rapport de fouilles publié par la DRAC

Novembre 1942, l’armée allemande franchit la ligne de démarcation et envahit la zone libre. Les troupes de la Weirmarch s’installent à Carcassonne le 27. L’occupant réquisitionne la propriété du 67 avenue Franklin Roosevelt (Route de Toulouse à l’époque des évènements) qui deviendra le siège des services de renseignements du SD Sicherheitsdienst. Pour les Carcassonnais et surtout pour les résistants audois, ce lieu va devenir « la maison Gestapo » où l’on va pendant un peu moins de deux ans organiser la répression : séquestrations, interrogatoires, tortures et, à de nombreuses reprises, déportations vers les camps de la mort ou éliminations des femmes et hommes soupçonnés de participer à la résistance.

Après la libération se posera la question des disparus. Lors des procès des principaux responsables du SD de Carcassonne (à Carcassonne en 1944 et à Bordeaux en 1953), aucune lumière ne sera faite sur la localisation des dépouilles des résistant(e)s disparu(e)s. Il paraissait dés lors indispensable en préalable au début des travaux d’aménagement, de vérifier si les tortionnaires du SD Sicherheitsdenst avaient pu creuser un charnier dans le grand parc situé au sud de la maison.

La totalité des excavations que nous avons pratiquées sont restées muettes de tous vestiges archéologiques stricto-sensu ainsi que de toutes traces du passage du sinistre SD Sicherheitsdienst. Il est rare pour les archéologues de se voir confier des missions relevant à la fois d’un événement aussi précis et touchant à un passé récent et d’autant plus tragique. Nous avons conscience toutefois qu’une archéologie du temps présent voit le jour ces dernières années au gré des évènements dramatiques qui se déroulent aux quatre coins de la planète. Des méthodes d’approche telles que la photo aérienne ou l’Anthropologie physique ont récemment été utilisées en Bosnie-Herzégovine à la fois pour repérer les charniers dans la région de Srebrenica, mais aussi pour aider à l’identification des victimes.

Nous avons eu le sentiment dans ce contexte de mettre humblement notre savoir faire professionnel à la disposition d’une mission relevant plus de la conscience citoyenne que de la recherche archéologique. Malgré l’échec de nos investigations, le soin qui a été apporté à la recherche des disparu(e)s de « la Maison Gestapo » de Carcassonne, rappelle à toutes et tous l’engagement de ces résistantes et résistants audois, de ces républicains espagnols qui ont donné leurs vies pour la liberté de tous... 

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  La villa rasée en février 2015

 Je vous laisse apprécier la phrase "Il paraissait dès lors indispensable en préalable..." qui  donne finalement raison à mon entreprise pour la recherche de la vérité historique. Chose qu'a foulée du pied l'ensemble des acteurs administratifs de la ville, puisque les témoignages manuscrits sur ce charnier avaient été déjà envoyés par l'association des riverains de la route de Toulouse en août 2009. À cette époque, personne en mairie n'a semble t-il voulu leur donner d'importance. Il y a eu faute ; mais de qui ? 

Au bout d'un combat médiatique solitaire et épuisant, j'arrivais à convaincre de haute lutte le maire d'alors qui décidait in-fine de la conserver et de l'aménager en Maison des Droits de l'homme. 

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© La dépêche

La villa avant sa destruction 

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Aspect du site en octobre 2015

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Les logements seront bientôt prêt à accueillir les nouveaux locataires

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Une vue depuis l'arrière de l'ancien jardin 

Nous espérons qu'une plaque rappellera bientôt aux Carcassonnais ce lieu de la barbarie nazie en hommage à tous les patriotes qui y ont été torturés. C'est le devoir moral du bailleur social Habitat Audois.

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11/08/2015

Le tortionnaire de la Villa de la Gestapo est inhumé dans Carcassonne.

On lui aurait donné le bon Dieu sans confession avec sa gueule d'ange de premier communiant et pourtant...

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© ADA 11

C'est bien le diable qui se dissimulait derrière René Bach, agent du SD (Gestapo) de Carcassonne du 20 avril 1943 au 18 août 1944 après avoir proposé ses services comme interprète à la Kommandantur dès le 1er novembre 1943. Du haut de ses 23 ans, l'alsacien de Voellerdingen (Bas-Rhin) - Eh ! oui, il était français - a su se rendre utile et même faire preuve de zèle. Pour 3000 francs mensuels, plus quelques extras dérobés à ses victimes, il est passé en peu de temps, maître en coups de matraques et nerfs de boeufs.

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La villa du 67 route de Toulouse

Affuté aux pires techniques d'interrogatoires comme celles de la baignoire ou des brûlures sur les doigts, simulant l'exécution par pendaison ou arme à feu, la villa de la route de Toulouse fut le théâtre de ses méfaits. Ne croyez pas qu'il n'en fut pas moins efficace sur le terrain, comme à Trassanel où à Belcaire. 

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© Pablo Iglesias

Le 28 juillet 1945, la majorité des jurés (Yvonne Marcillac, Pierre Carbonne, Albert Sirven, Jacques Riffaud) de la cour d'assise de l'Aude répondent Oui à l'ensemble des 97 questions mettant en cause l'accusé pour vols, coups et blessures, meurtres et tentatives de meurtre, crimes de trahison. En foi de quoi, la cour le condamne à la peine de mort ; ceci après l'audition des témoins et victimes de l'agent du SD :

Reine Bayle (Belcaire), Pierre Vacquier (Camurac), Roger Malet, Joseph Dieuzer (Carcassonne), Claire Comminges épouse Bringuier (Carcassonne), Antoine Rodriguez (Bram), Miguel Amantegui (Carcassonne), Jean Lopez (Carcassonne), Vincent Miralles, Marieront Antoine (Narbonne), Laurent Durand (Villeneuve-Minervois), Dr Camus (Narbonne), Henri Tournié (Carcassonne), Joseph Audirac (Quillan), Louis Ferral (Le bousquet), Louis Bousquet (Le Bousquet), Baptiste Seguy, Antoine Mortez (Le Bousquet), Gaetan Tristan (Le Bousquet), Jean Pijoan (Roullens), Francisco Rovira (Carcassonne), Mercedes Nunez (Carcassonne), André Verdier (Carcassonne), Pierre Tabouil (Mas Saintes-Puelles) et Robert Molinier (Castelnaudary).

Un Pourvoi est adressé par son avocat. Il est rejeté le 14 août 1945

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© Google maps

C'est ici sur le champ de tir de Romieu, à la sortie de Carcassonne en direction de Bram, qu'est conduit René Bach au matin du 6 septembre 1945. 

Procès Verbal d'exécution

L'an mil neuf cent quarante cinq et le six septembre à 6 heures sur l'invitation de Monsieur le Procureur de la République de Carcassonne, nous Darles, Juges d'instruction à Carcassonne, assisté de Marty, notre greffier, et en présence de M. Moulais, substitut de M. le Procureur de la République. Nous sommes transportés à la Maison d'arrêt de Carcassonne, ou en notre présence le condamné Bach, 24 ans, interprète à Carcassonne, 8 rue P. Curie a été livré à l'Officier commandant le peloton chargé de mettre à exécution l'arrêt de la cour de justice de l'Aude du 28 juillet 1945. Le condamné a été conduit au terrain de Romieu près Carcassonne où l'exécution a eu lieu par fusillade à 7 heur

Bach est ensuite inhumé en toute discrétion dans Carcassonne, où il repose depuis 70 ans. La concession a été acquise par sa famille, ainsi que la pierre tombale. Au milieu de ce lieu de repos éternel figurent également les martyrs du Quai Riquet, des résistants, des miliciens fusillés à la Libération. Finalement René Bach n'avait-il pas raison lorsqu'il déclara à son procès ?

"Toutes les affaires ont été faites parce que les Français se sont dénoncés entre eux"

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René Bach

Décédé

Le 6 septembre 1945

à l'âge de 24 ans

P.D.P.L*

Concession

à

perpétuité

* Priez Dieu Pour Lui

Après la destruction de la villa de la Gestapo en janvier dernier c'est finalement le seul témoin historique qui la relie à elle. Tout cela a bien existé et nous ne souhaitons pas que cela puisse être un jour remis en cause. Nous savons que d'autres peuvent être d'un avis différent ; peut-être craignent-ils qu'elle ne devienne un lieu de dévotion à la gloire du nazisme. Nous respectons leur conscience, tout en assumant la nôtre.

Sources

Archives de l'Aude

Midi-Libre / Juillet 1945

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05/02/2015

Reims bien mieux que Carcassonne

Actuellement en déplacement pour raisons professionnelles à Reims, je suis passé par la rue Jeanne d'Arc...

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Le square des victimes de la Gestapo

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Français,

N'oublie jamais que pendant quatre années d'occupation (1940-1944), la Gestapo a torturé dans cet immeuble des centaines de patriotes. Ils ont souffert, ils sont morts pour la défense de ta liberté.

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À cet emplacement s'élevait l'hôtel particulier de l'entrepreneur de béton armé Demay qui fut résuisitionné par l'occupant durant la Seconde Guerre mondiale. Ici même, de nombreux résistants et patriotes ont souffert sous la torture des agents de la Gestapo pour la liberté de leur pays. L'édifice démoli en 1986, laisse place à un square du souvenir où subsiste une portion du mur de façade. La stèle commémorative a été réalisée avec des pierres provenant du bâtiment.

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Panneau historique devant le square

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Les plaques en l'honneur des patriotes

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On entretien la mémoire...

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La sculpture réalisée avec les pierres de l'immeuble

Pendant ce temps à Carcassonne...

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L'ancienne maison de la Gestapo est entièrement rasée. Rien ne va en rester ; pas même un mur, ni le portail d'entrée. Les arbres centenaires du magnifique parc situé à l'arrière du bâtiment sont abattus.

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Habitat Audois, le bailleur social, va réaliser 40 logements et édifier cet immeuble dont je ne commenterai pas l'architecture. Dans lequel, je crois voir encore un symbole idéologique de l'horreur passée. Ce n'est peut-être après tout que mon imagination...

J'invite Habitat Audois et la municipalité actuelle à aller visiter Reims. Ainsi, qui sait s'ils ne pourraient pas y trouver un exemple. À moins que leurs yeux ne soient trop embués par les bilans compatables, pour qu'une larme ne vienne glisser sur leurs joues d'implacables gestionnaires...

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03/12/2014

Les Carcassonnais l'ont voulu ainsi...

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Les premiers coups de pelleteuse se sont abbatus sur le site de la villa du 67, avenue Rooselvelt qui a abrité le siège du SD pendant l'occupation. L'indépendant dans son édition d'hier, nous informe que la maison du gardien (là, où fut gardé prisonnier Aimé Ramond) a été rasée. La villa, elle, le sera en janvier.

(Photo : Claude Boyer)

Je regarde tout cela tristement, mais l'esprit tranquille d'avoir fait mon devoir et d'être allé au bout de ce que je croyais juste. Que pouvais-je faire de plus ? En revanche, j'invite les Carcassonnais à faire leur examen de conscience pour ce qu'ils auraient dû faire. Je me suis parfois senti seul, bien seul. Je n'aurai pas suffisamment l'instinct de sacrifice pour m'opposer davantage. Les citoyens qui sont seulement prêts à s'indigner sur les réseaux sociaux, n'avaient qu'à passer aux actes. Cela demande un peu de courage, c'est vrai !

Quant aux associations d'anciens combattants, je les vois déjà dans un an avec leurs drapeaux, décorations à l'inauguration, tenter de s'approprier la mémoire du lieu et verser des larmes de regrets. C'est vrai la résistance c'est eux, mais l'avenir c'est nous !

Comme m'a dit la veuve du résistant Charles Fourès

"Martial ! Les meilleurs ne sont plus là pour les contredire."

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21/11/2014

La villa de la Gestapo sera rasée pour 40 logements sociaux

L'indépendant dans son édition d'hier confirme la destruction de ce lieu de triste mémoire et présente le projet architectural qui sera réalisé par Habitat Audois. D'après le journal, ce sont 40 logements à caractère social qui seront construits sur la parcelle d'ici à mi-2016. La maison du gardien dans laquelle ont été séquestrés Aimé Ramond et tant d'autres, sera également détruite pour donner un accès aux habitations.

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Les logements seront bâtis en fond de parcelle

C'est donc la fin d'un long combat dans lequel j'aurais laissé quelques plumes, mais en ayant beaucoup appris tant historiquement qu'humainement. Je dois vous avouer que bien des nuits, il m'est arrivé de ne pas dormir tellement l'énervement et l'anxiété m'ont gagné. Oui ! j'ai essayé de lever ciel et terre pour faire entendre raison à qui voudrait bien comprendre. Certains diront sûrement : "Tout ça pour ça !" Eh ! bien, non. Malgré cette destruction, demain ne sera plus comme hier à cet endroit. Les Carcassonnais, grâce à ce travail de mémoire, ont connaissance désormais du sinistre passé de ce lieu. Ils savent que la barbarie n'a pas de frontières, puisque l'agent du SD, René Bach, était français. Qu'il a été fusillé à la suite d'un procès instruit à Carcassonne en 1945. Malheureusement, 70 ans après, les tensions sont encore vives et s'attaquer à ce dossier comme je l'ai entrepris, c'est faire le procès de la collaboration ; un linge sale qui n'est pas près d'être lavé en famille.

L'avenir ?

L'indépendant nous apprend qu'une stèle sera érigée sur le site, en mémoire aux martyrs de la Gestapo. Bien entendu, Habitat Audois va entreprendre ce projet avec les associations d'anciens combattants. C'est l'usage et c'est tout à fait dans les règles. Toutefois, sachez que ces associations n'ont pas levé le petit doigt pour défendre ce lieu, ni pour le faire connaître. Elles ont même conseillé à l'ancien maire de le faire raser, lorsqu'il les interrogea sur le sujet. Elles ont critiqué mon entreprise de mémoire. À n'en pas douter, elles iront sans vergogne couper le ruban et manger les petits gâteaux, le jour de l'inauguration. Je veillerai à ce qu'elles n'oublient pas les guérilleros espagnols qui ont combattu aux côtés des français, mais dont la reconnaissance se fait toujours attendre.

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