22/08/2017

Quand le domaine de Fontgrande était un centre artistique au pied de la Cité

Au pied de la Cité et au milieu des vignes, une vieille bâtisse allait être remise en état par la force et la volonté d'un certain nombre de Carcassonnais, amoureux des arts. Qui pourrait se douter aujourd'hui que le domaine de Fontgrande, situé en bordure du chemin des Ourtets, avait été dès le début des années 1960 un centre artistique de premier plan ? Hélas ! Le temps passe et l'oubli vient refermer les pages de gloire de notre bonne vieille ville de Carcassonne. Au milieu de cette vaste campagne, la maison vétuste mais richement empierrée, isolée au cœur d'un vaste jardin, fut remarquée par quelques concitoyens. Ceux-ci pensèrent qu'il se pourrait créer là, une sorte de foyer où seraient regroupés les arts et les artistes. Ils ont donc imaginé un ensemble d'ateliers et de salles d'exposition, le tout assorti d'une salle de réunion rustique, familière et accueillante où librement les artistes et leurs amis pourraient se retrouver et où, le grand public serait admis. Dans l'idée des créateurs, il s'agissait de donner à la Cité de Carcassonne, un complément de bon goût avec la participation d'authentiques artistes.

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Fontgrande en 1962

Quels étaient ces créateurs et mécènes de la vie artistique Carcassonnaise ? Au premier rang, citons Madame Ginette Lauer, propriétaire d'une librairie et d'une galerie dans la rue Clémenceau. Citons ensuite MM. Galabert, Jean Deschamps (Directeur du Festival), Ramon Marti, Henri Castella (Architecte), Clément Cartier (Avocat), Georges Rousset, André Bousquet, Vialas (Verrier), Lauca (Ferronnier), Dauré (Entrepreneur des Monuments historiques), Claude Tarlier (Artiste peintre), Raboul et Mme Ganechine.

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Fontgrande aujourd'hui, propriété de Madame Pujol.

Ce foyer de l'art - unique dans la région - ouvrit ses portes le 20 juin 1962 pour une durée saisonnière de trois mois. Bien entendu, il ne s'arrêta pas de si tôt. L'inauguration débuta par le vernissage d'une exposition de Roland Biège, à laquelle succéda le peintre hollandais Daemen. Claude Tarlier, s'était aménagé dans les soupentes un atelier capable de susciter l'admiration des grands peintres, il furent avec Georges Rousset les premiers artistes de Fontgrande.

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© Danièle Buffet

Bernard Buffet

Parmi les artistes ayant exposé leurs œuvres à Fontgrande de leur vivant : Bernard Buffet (1928-1999), Jean Lurçat (1892-1966), Marc Saint Saens (1903-1973), François Fau dit Farvèze, Roger Froisser (1924-2003), Jacqueline Bez, Boris Veisbrot (Emailleur), Geneviève Duboul (Céramiste), Jean Camberoque (1917-2001), Ernest Ziller (1897-1976), etc.

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© Droits réservés

Fontgrande accueillit également des soirées musicales avec des artistes de jazz. On reconnaît de gauche à droite : Roger Alonso, Jean Osmont, Michel Calvayrac, Loulou Boyer, René Coll, Guy Garcia et le Dr Barrière.

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10/03/2017

Le musicien Jean-Pierre Tutin sauva Fajac-en-val de la ruine

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Jean-Pierre Tutin en 2013

Situé sur le boulevard Barbès, à l'angle de la rue Jules Sauzède, se trouvait au début du siècle le café du midi comme nous pouvons le voir sur cette carte postale de 1907 au moment de la révolte vigneronne. Plus au sud, se trouvait le café du nord (café du Dôme) en fâce de l'Hôtel Dieu. Dans les années 1960, le café est acheté par Jean-Pierre Tutin qui le transforme en cabaret. L'établissement s'appelle désormais "Le fiacre" et c'est le rendez-vous de la jeunesse yé-yé de l'époque. Jean-Pierre Tutin avait la particularité de ressembler d'une façon troublante à Charles Trenet. Il la cultivait en chantant ses chansons avec un timbre de voix similaire de celui du "fou chantant" Narbonnais.

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Jean-Pierre Tutin fonda à Carcassonne le RAC (Racing Athlétique Carcassonnais). Ce club de football deviendra ensuite le FAC puis le FACV, en raison de son alliance avec l'ECV (Étoile Club Villalboise). Il acheta également l'ensemble des maisons d'un petit village à l'abandon du Val de Dagne: Fajac-en-val.

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Fajac-en-Val

Grâce à lui, le village renaquit de ses cendres après qu'il a restauré les habitations les unes après les autres. C'est là, chez lui, que viendront dîner et pousser la chansonnette, Gaston Bonheur et Charles Trenet. Un fou chantant qu'il me décrit comme génie de la musique, mais inbuvable humainement.

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Sur cette photo: Jean-Pierre Tutin (Piano), Marius Laffargue (Contrebasse), M. Bonnery (Batterie), Jany Noel (Chant)
Concert Boum-Variétés du 21 octobre 1969 organisé par M. Laffargue au Théâtre municipal

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Le café a été détruit depuis et c'est désormais cet immeuble, en forme de cage à poules, qui l'a remplacé sur le boulevard Barbès.

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La vie de J-P Tutin est un romanesque. Né à Puteaux, il commence à composer à l'âge de 16 ans et devient le plus jeune créateur de la SACEM. A 17 ans, il épouse Cathérine Claire, chanteuse du groupe "Les trois ménestrels". Elle vit actuellement près de Montlaur, dans l'Aude. Ils se produisent dans les cabarets parisiens: La lapin agile à Montmartre, par exemple. Tutin est accompagné à la clarinette par Alex Métayer, qui deviendra humoriste; mais aussi, par Serge Gainsbourg au piano chez "Milord l'Arsouille", le cabaret de Michelle Arnaud. A 21 ans, il quitte le Show-biz et une carrière qui lui tendait les bras pour s'installer à Carcassonne où il aura sept enfants. Véritable globe-trotter, il reprendra sa valise de balladin et continuera à restaurer de vieilles bergeries dans d'autres départements. Ce monsieur que j'ai eu la chance d'avoir plusieurs fois au téléphone est un être passionnant. Il a connu et cotoyé tous les artistes de la vieille génération: Bref, Trenet, Reggiani, Gainsbourg, Ferré...

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L'album de Jean-Pierre Tutin paru en 2002

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01/03/2017

Les "Jazz Landers"

Le vieux Hot club carcassonnais fondé avant guerre par Jean Osmont sommeillait depuis trop longtemps, quand cinq cinglés de swing fondèrent les "Jazz Landers": Roger Alonso (Saxophone), Michel Sauret (Trombone), Robert Rivals (Contrebasse), André Malacan (Trompette), Jean-Pierre Carayol (Batterie). Parmi eux, seul le Dr Malacan avait connu les grandes heures du Hot club dont il fut une des chevilles ouvrières, au temps du cabaret "Le congo" dans la rue de l'Aigle d'or. L'amalgame entre l'héritage New Orleans et le Be-bop de Charlie Parker allait donner au groupe loin des querelles passées, un formidable élan d'amitié et de respect mutuel.

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Les "Jazz Landers" se revendiquèrent comme des ruraux, provinciaux occitans comme le mot anglais "Lander" semble le signifier. Le jazz qui est né dans les champs de coton de la Louisiane ne saurait les contredire. C'est un art musical populaire dont l'essence est le swing, rythme ternaire sur lequel s'articule autour d'un thème de départ, l'imagination mélodique (Chorus) de l'instrumentiste. Contrairement à la musique classique où tout est écrit à l'avance, là, souvent les meilleurs jazzmen ne savaient pas lire la musique. Mais quel feu d'artifice mélodique, rythmique et harmonique !

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Les répétitions se tenaient à Villalbe dans la grange de Michel Sauret, agriculteur le jour et bluesman la nuit. Le hameau de Carcassonne aurait-il pu avoir le même destin que le festival "Jazz in Marciac"? Qui sait... le jazz n'a pas besoin de salles rutilantes pour s'exprimer. Ainsi nous retrouverons nos amis au café de la Comédie tous les mois à partir du début des années 1970. L'établissement géré par Gérard Baux en face du théâtre municipal fera ses choux gras à chaque concert. Imaginez, 200 personnes coincées sur des chaises, tables ou parterre essayant de se balancer sur "Tiger Rag", "Muskat Rumble" ou "Nuages" de Django Reinhardt. Il y avait aussi des compositions personnelles comme "Alonso Blues" de l'excellent Roger au sax soprano. Un soir se joignit à eux dans un boeuf endiablé, l'ami René Coll qui passait par là.
 
 
Photo 1: Guy Lafitte, Roger Alonso, André Malacan
Photo 2: Michel Sauret, Guy Lafitte, André Malacan, Roger Alonso
 
Merci beaucoup à Roger Alonso d'avoir mis ses souvenirs à ma disposition
 
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26/01/2017

Coco Alvarado : l'argentin de Carcassonne qui a du soleil au bout des doigts.

Quand on possède le talent et la grâce artistique, on se dit parfois qu'il vaut mieux aller se perdre dans la pampa plutôt que de rester à Carcassonne. Au moins là-bas, les rancheros dansent le tango et chantent Carlos Gardel. Ici, ils préfèrent plutôt faire tourner les serviettes en s'égosillant sur la chanson des sardines.

Qu'est donc venu faire l'homme aux doigts de soleil dans notre ville ? Montrer qu'ailleurs la musique populaire est un art de vivre que l'on pratique avec distinction.

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© Christophe Barreau

Hector Alvarado voit le jour à Buenos Aires en 1949. A neuf ans, sa grand-mère l'envoie chez un professeur de piano où il restera sept années à faire ses gammes. Il conjugue alors sa passion pour la musique avec celle pour le football en supportant le club de Boca junior.

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"Le King" à Buenos Aires. Rodriguez Pena 1062

En somme, comme tout argentin qui se respecte il a pour idoles Gardel, Fangio, Maradona et le tango. Lorsqu'il s'affranchit enfin de la technique du piano, il rejoint la formation "Los Martinicos" comme contrebassiste. Il joue au King ; un club aux 70 hôtesses située dans la capitale argentine.

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 A 23 ans, Coco - surnom donné par sa mère - s'envole pour le Japon. Avec la formation orchestrale "The latinos stones", il fera le tour du monde : Hong Kong, Macao, Séoul, l'Europe... En 1978, il débarque à Carcassonne avec "Los chicos" et presque comme toujours, il y restera pour l'amour d'une femme : Babeth.

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Avec le guitariste et chanteur américain Georges Benson

Pendant plusieurs années, Coco Alvarado jouera de toute sa classe partout où il y a un piano dans Carcassonne. Il enseignera et prodiguera des conseils à de jeunes pianistes, toujours avec cette amabilité et cette simplicité naturelle. A l'époque où Jean-Michel Signoles et M. Hamburger étaient les directeurs, il fut engagé comme pianiste dans l'hôtel de la Cité ; un établissement prestigieux qui travaillait comme un palace. La nouvelle direction s'est séparée de son pianiste il y a deux ans. Pour avoir entendu el Maestro Alvarado jouer, je peux vous dire que cet homme a bien du soleil dans les doigts.

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14/01/2017

La saga des clubs musicaux Carcassonnais du Congo au Conti

Tout commence au 12 rue de l'Aigle d'or à la fin du XIXe siècle avec le Café-Restaurant Lambert-Burniquel. A cette époque, Carcassonne comptait près de 100 établissements de ce type. Entre les deux guerres, le café change de propriétaire ; il passe successivement de Sentanac à Lagarde jusqu'à la Libération.

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Le Congo

En 1945, deux associés Rigail et Bouisset transforment l'établissement en cabaret et lui donnent le nom de la colonie dans laquelle ils ont fait fortune. Le cabaret est ainsi baptisé: "Le Congo". Jusqu'en 1955, les plus grands jazzman de l'époque y viendront faire le "boeuf" avec de jeunes instrumentistes carcassonnais issus du "Hot Club de jazz"

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Pierre Alay, André Delmas et Raymond Buisan

La devanture du Congo était faite de banbous et l'intérieur avait une décoration très africaine.

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Jenny Alpha (1910-2010), chanteuse et comédienne réunionnaise, en février 1948 au Congo. Elle est accompagnée par Loulou Boyer (piano), Teddy Rambaud alias André Delmas (contrebasse), Claude Alay (clarinette) et André Malacan (batterie), tous musiciens carcassonnais.

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Le chanteur Johnny Hess (1915-1983), inventeur du style musical Zazou au Congo. On lui doit la chacun populaire "Je suis swing". A ses côtés, la chanteuse française Anne Chapelle. On vit aussi des musiciens de jazz célèbres comme James Moody, Georges Arvanitas, Mezz Mezzrow, Guy Lafitte, Marcel Zanini, etc...

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https://www.youtube.com/watch?v=Ht4hGxczUZo

Il y eu aussi la grande époque de Robert Chaliès qui vit défiler au Congo, Eddy Barclay au piano et Henri Salvador à la guitare. Notons également le passage de Jacques Brel, Mouloudjy, Johnny Hallyday, etc...

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Une soirée au Congo avec Jean Pidoux (clarinette), André Malacan (trompette), Jean Osmont (saxophone), Loulou Boyer (piano).

Le Club

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"Le club" va succéder dans les années 50 au "Congo" après son rachat par René Guardiola. On y fera toujours du jazz avec Titi Laffargue et Roger Alonso, entre autres.

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René Guardiola et Marius Laffargue (Contrebasse)

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Le club, version pattes d'éph', dans les années 70. Derrière le comptoir, Albert (serveur) et René Guardiola (patron). Avec le sandwich, Roselyne Cros que je remercie pour sa photo.

Le Conti

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Pour connaître le Conti dans sa configuration actuelle, il faudra attendre la reprise de l'établissement par Manuel Pena. Ce dernier travaillait au Grand café Continental en face la gare, qui appartenait à Pierre Pavanetto. En 1992, cet établissement est vendu à une célèbre chaîne de Fast Food et Manuel, comme d'autres carcassonnais, devient orphelin de son Conti. Il achète alors, rue de l'Aigle d'or ce qui était devenu la discothèque "Le club" ainsi qu'une partie du mobilier du Grand Café Continental et lui donne le nom de: "Le Conti". Tous les carcassonnais l'appelleront familièrement en souvenir de Pavenetto "Le petit Conti".

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L'établissement aujourd'hui est la propriété de Frédéric Seguy, depuis 2002. Au premier étage dans les années 1990, il y avait une belle salle de billard et une excellente convivialité créée par les frères Pena.

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Le Conti en 2017 fait toujours danser la jeunesse Carcassonnaise.

https://www.facebook.com/Clubbing-Le-Conti-828122317282913/

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12/06/2016

Jean Osmont: le roi du swing Audois s'en est allé

Jean Osmont

à 95 ans était le doyen des jazzmen audois ; il est décédé cette semaine. Né un 10 janvier 1921 à Paris, il descend à l'été 1939 chez son oncle et parrain à Brugairolles dans l'Aude pour faire ses études au lycée de Carcassonne. Puis, c'est la guerre et grâce à un père qui "avait du nez", il resta au pays occitan. Là, il est l'élève de M. Roubaud (prof de philosophie) et cotoie René Nelli qui sera plus tard son parrain à "la société des gens de lettres". A cette époque, il a pour camarade de classe Dominique Orlanducci aussi dingue de jazz que lui. Ils vont monter ainsi une petite formation qui animera les "surboums" des copains et copines de Carcassonne. Mais Osmont ne s'arrête pas là, car en pleine guerre il part à Montauban pour rencontrer Hugues Panassié. Ce dernier est le pape du jazz français, fondateur du Hot club de France. Grâce à Jean Osmont va naître en 1941, le Hot club de jazz de Carcassonne.

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Le quintette du Hot club de Carcassonne

En 1943, il est constitué par Dominique Orlanducci (guitare), René Miquel (clarinette), Pierre Palau (Batterie), Big Boyer (Contrebasse) et Jean Osmont (trompette). Cette formation fut plusieurs fois primée au concours Pleyel, grâce au concours de Pierre Louise (Père du célèbre organiste Eddy Louiss). Eh! oui, Les Louise étaient réfugiés pendant la guerre à Carcassonne comme bon nombre d'artistes et d'intellectuels. Voilà ce qui explique bien des choses... Le Hot club était hébergé par M. Miailhe, patron du Café des colonies, qui prenait des risques. L'occupant n'appréciant guère cette musique de "Nègre", il fallut prendre des précautions.

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A la libération, tout alla nettement mieux et le Hot club sortit de la clandestinité. En 1948, il défile lors d'une parade sur les boulevards (On y retrouve Jean Pidoux, André Malacan, Claude Alay...).

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Au début des années 1950, la ville organisait comme chaque année un bal très chic et c'est Osmont qui fut mis sur les rangs. Sur cette photo au "Congo" de Carcassonne en 1949, de gauche à droite: James Moody, Georges Arvanitas, Albert Maïoli, Jean Osmont, patron du Congo, Raymond Buisan et Marcel Zanini.

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Un concert du Hot club au théâtre municipal de Carcassonne vers 1950 avec Loulou Boyer (piano), Jean Osmont (trompette), Philippe Brun (trompette) et raymond Buisan (Batterie).

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Jean osmont va laisser les clés du Hot club à la jeune génération des 50's: Alay, Grente, Malacan, Buisan. Il va rester président d'honneur, mais va cotoyer les plus grands noms du jazz: Bille Coleman, Django, Montagne, Benny Waters, Chet Baker, Oscar Peterson... et surtout son grand ami, Guy Lafitte (photo).

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Le "papy" continuera malgré son âge à souffler dans le biniou comme ici en 1991 à Toulouse: Gérard Frémeau, Jean Osmont, Charles Barrié, Paul Chéron, Michel Olive, Didier Jeannel et Claude Egéa. Jean Osmont vivait à Narbonne et croyez-moi sa passion était toujours intacte.osmont7.jpg

Jazz classique lui consacra en avril 2006 un beau portrait dans ce Hors-serie. Voilà donc le dernier des mohicans de cette génération de pionniers du jazz Français.

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