22/12/2016

Joseph Choy (1905-1990), international de rugby à XV et joueur à l'AS Carcassonne

Il n'y a pas d'erreur dans le titre de cet article, car l'AS Carcassonne jouait à XV jusqu'en 1938. Elle échoua même en finale de ce championnat en 1924 contre US Perpignan. Le changement s'effectua lors d'une assemblée générale du club le 6 mai 1938 au Café des deux gares à Carcassonne - aujourd'hui, café Bristol. Par un vote de 80 voix contre 3 (Dr Delteil, Vitalis et Bastouil), l'ASC présenta sa démission de la F.F.R XV et demanda son affiliation à la ligue de football-rugby à XIII.

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Joseph Choy né le 19 août 1905 à Homps (Aude) effectua presque toute sa carrière comme joueur de rugby à XV. Ses 1,80 m pour 92 kg lui permirent d'évoluer à deux postes distinctifs, selon qu'il jouait comme pilier au sein de l'Equipe de France ou comme Seconde ligne au RC Narbonne.

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J. Choy avec l'Equipe de France en 1930

Sa carrière d'international débute contre l'Ecosse le 1er janvier 1930 et s'achève le 1er novembre 1938 contre l'Allemagne. Au total, il effectuera 10 matchs en sélection dont le plus célèbre sans doute étant la victoire en terre Irlandaise lors du tournoi des cinq nations. Il marquera un essai. En club au RC Narbonne, il sera le capitaine de l'équipe vice-championne de France en 1932 et 1933.

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L'AS Carcassonne en 1938

 Haut :Duhaut, Choy, Roumagnac, Gabanou, Bordenave, Poch, Fabre, Carrasco, Raynaud (Béret),

Bas : Altemaire, Fau

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Les dirigeants de l'ASC croqués par Dantoine

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Le Café des deux gares, siège de l'ASC en 1938. On voit l'inscription ASC sur le fronton et si vous y passez devant maintenant, levez les yeux. Certes, on a repeint dessus mais on aperçoit encore les lettres.

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Au même moment, Joseph Choy prenait en gérance une station service à Carcassonne. Celle-ci se trouvait sur l'emplacement actuel de la pharmacie Cartou, à côté du square Gambetta. L'ancien international de rugby est décédé en 1990. Gageons qu'ici personne désormais ne l'oubliera.

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23/11/2016

L'histoire de la boxe carcassonnaise depuis 1922

Au commencement de tout, en 1922, les boxeurs carcassonnais étaient regroupés au sein du club pugilistique de Carcassonne. En ce temps là, les locomotives du ring se nommaient Sarda et Elie Boyer, le frère d'Emilien qui fut secrétaire de la Carcassonnaise boxe. Toutes les rencontres se déroulaient à l'Eden...

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L'ancien Eden, boulevard du Commandant Roumens

Entre 1929 et 1933, ce fut l'éclipse. A la reprise, les présidents Louis Haener et Louis Amiel se succédèrent.

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En 1934, Marcel Thil (1904-1968) - Champion du monde des poids moyens - boxait à Carcassonne. Le combat eut lieu au bois de Serres avec son Paul Rebel, son sparring-partner - champion de France des poids moyens. Ci-dessus, Marcel Thil (second à droite) dans le jardin de l'Hôtel de la Cité.

En 1935, Pons et Emilien Boyer furent sélectionnés dans l'équipe de France Catalane qui rencontra son homologue espagnole. Ensuite, le club fournit plusieurs champions du Languedoc et du Midi et, en 1936, il parvint à la troisième place sur le podium du championnat de France par équipes. Après la Seconde guerre mondiale, sous l'impulsion de François Porcel et d'Emilien Escloupié, le club fut rebaptisé : "La Carcassonnaise boxe".

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La Carcassonnaise boxe au début des années 80

La relance du Noble art à Carcassonne se fit à la fin des années 1970 avec M. Bès (Président), MM. Henri Pons, Louis Bonhoure, Jean-Pierre Monteil (Vice-présidents), M. Emilien Boyer (secrétaire), Francisco Rofas (Prévôt). Parmi les champions du club, on peut citer Faham et Sanchez - champions du Languedoc en boxe éducative respectivement dans la catégorie Cop et Plume. Le club pouvait également compter sur Muzas, Hamid, Bonnet, Rabi, Hamzaoui et Siourd.

Francisco Rofas

(1929-2011)

 Qu'aurait été le noble art à Carcassonne sans lui, pour former toute une génération de jeunes boxeurs ? Tentons de rendre à César, ou plutôt à Paco, ce qui lui appartient. Francisco est le fils d'une famille de réfugiés espagnol qui arrive en France en 1939. Il a alors 11 ans et déjà l'oeil vif et le déplacement précis. Tout ce qu'il faut à ce jeune fougueux pour se retrouver en 1944 sur les rings de la Carcassonnaise boxe. Son style de boxe est fin, fait d'esquives, d'un bon jeu de jambes et surtout d'une garde imperméable aux coups de ses adversaires qui pesaient 6 kg de plus que lui. Son secret : donner sans recevoir. Sa courte carrière de 16 à 27 ans est faite de 90 combats amateurs dont 67 victoires : Champion du Languedoc et finaliste des championnats de France 1954. Après sa naturalisation en 1954, un an plus tard il devient éducateur fédéral et entraîne la Carcassonnaise boxe jusqu'à devenir prévôt en 1972. La présidence de la Carcassonnaise était assurée par Albert Ramon. Avec Rofas les jeunes apprenaient le respect de l'adversaire et avant comme après les combats, il fallait se saluer. Une vraie école de la vie... Voici quelques noms qui sont sortis des gants de Rofas: Rodilla (1/2 finaliste du championnat de France juniors), Calatayud, Cargollès, Pascual, Rabhi...

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En janvier 1985, Francisco Rofas reçut la médaille de bronze de la jeunesse et sports des mains du maire Raymond Chésa. De nombreux combats furent organisés par la Carcassonnaise boxe au Viguier ou au Dôme pendant les années 1980. Elle comptait une vingtaine de licenciés qui s'entraînaient à la "Carcassonnaise", une salle détruite depuis, dans la rue Fabre d'églantine. C'est dans ce quartier que Francisco a vécu jusqu'à son décès en 2011. Il doit sûrement faire danser Marcel Cerdan là-haut... un chronomètre en main.

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08/11/2016

L'histoire de la gymnastique Carcassonnaise depuis 1888

La vieille dame fêtera en 2018 ses 130 ans... En remontant le temps, on s'aperçoit que la première association de gymnastique fut fondée à Carcassonne le 2 janvier 1888. Son nom ? L'Atacienne ! Nous sommes tous des Ataciens et des Ataciennes, puisque l'Atax est le nom primitif de l'Aude. Il était ainsi dénommé sous l'Antiquité. 

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Réunion des anciens de l'Atacienne au café Lapasset

Le 1er janvier 1934, les trois sociétés de gymnastique de Carcassonne fusionnèrent : L'Atacienne, l'Avenir et l'Indépendante. Ainsi naquit La Carcassonnaise dont les locaux se trouvèrent d'abord dans la rue des trois couronnés (face à l'actuelle salle du Dôme), puis dans la rue Fabre d'églantine. Aujourd'hui, ces deux bâtiments n'existent plus : ce sont des immeubles d'habitation.

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Le 24 mai 1941 au stade de la pépinière (A. Domec)

On reconnaîtra Maurice Ancely, André Saura et tant d'autres...

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Pierre Ramadier

(1902-1983)

Malgré des conditions d'entraînement assez rudimentaires dues à un manque de moyens, le palmarès de la gymnastique Carcassonnaise d'étoffera au fil des ans. Prenons pour exemple Pierre Ramadier, qui fut champion de France au concours d'Agen en 1924 avec l'Atacienne, avant de devenir champion et recordman de France de gymnastique, de lutte et de saut à la perche.

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L'équipe Carcassonnaise à Casablanca en 1949

MM. Bès, Albert Almerge, Bergé, Michel Almerge, Brahouet, Reverdy, Mironi, Grigge et Ruiz.

Quant à la société, elle finira troisième de sa catégorie au championnats de France de Casablanca (1949). Plus près de nous, en 1986 les minimes filles décrochèrent le titre de championnes de France.

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La Carcassonnaise (debout) et l'équipe de Barcelone (accroupie) en 1951

Le Comité directeur depuis 1934

MM. Paul Bès (Directeur de la Banque populaire), M.Villa (Directeur de l'usine des bérets), André Bès, Gayraud, Fourcade, Papaïx, etc.

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L'équipe féminine en 1948 avec Annette Eychenne

Parmi les anciens gymnastes, on pourra citer les noms suivants : Marcel Roques, Louis Moutounet, Jean Taillefer, Pierre Cazelles, Léon Authier, Reverdy, etc.

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Du côté des moniteurs, il faut retenir le nom de Jean Esparseil (†15 janvier 1994) qui tint cette fonctions dès 1934 aidé dans sa tâche par le regretté Michel Almerge.

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Michel Almerge

(1920-2015) 

Michel Almerge commença la gymnastique à l'âge de six ans à l'Atacienne. Fils d'une famille de neuf enfants dont le père était entrepreneur, c'est à la mairie qu'il fera toute sa carrière. En 1948, il réussit son examen de moniteur national de gymnastique à Aix-en-Provence. Christian Almerge - ancien professeur au lycée Sabatier - connu comme chanteur du groupe TEST est le neveu de Michel Almerge. 

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La Carcassonnaise au Théâtre municipal de Carcassonne

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07/09/2016

Pas de carré VIP au Grand prix cycliste de Carcassonne

Le Grand prix cycliste de Carcassonne est inscrit depuis des décennies dans le calendrier des évènements sportifs amateurs de notre ville. Ici point de Chris Froome et d'équipe Sky sponsorisée à coup de millions d'euros, point de retransmission télévisée, point de carré VIP avec son lot d'élus et de représentants des chambres consulaires. Aucun risque de passer à la télévision à côté de Poulidor, donc les huiles s'en tiennent à l'écart en attendant le prochain Tour de France. Oublierait-on que le cyclisme est un sport populaire dont la pratique amateur constitue à elle seule près de 90% de son activité ? Il est loin le Tour de France où les enfants et leurs parents pouvaient toucher ou parler à leurs champions. Aujourd'hui, les coureurs se confinent dans les autobus ou dans le carré VIP entouré de grillages et seulement accessible au gratin local. C'est là également que se concentrent - comme des guêpes attirées par le miel - nos élus et autres notables de la ville. La communication politique sur le terrain c'est fini, pensent-ils, alors il se prennent en photo dans le carré VIP et la posteront sur leur page Facebook. Pendant ce temps, des centaines d'enfants - qui ne votent pas - accompagnés de leurs parents - qui votent - observent l'attitude de ces privilégiés du moment. Que ressentent-ils lorsqu'ils voient sur la page Facebook de leur élu, la trombine de celui-ci avec Poulidor ou Virenque ? L'élu en question est heureux, il se rapproche du peuple par les réseaux sociaux, mais s'éloigne de lui physiquement et moralement chaque jour. A Carcassonne, il y avait un maire qu'on avait surnommé en patois "Tocas manetas" ; littéralement : "Touche les mains". Le contact - sans Facebook - lui avait fait gagner quatre élections municipales consécutivement. Et lui, au Grand prix cycliste de Carcassonne, il y figurait même avec la casquette de Conseiller général. 

Stéphane Huc

(1983-2004)

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Il avait vingt ans et la passion du cyclisme chevillée au corps... Il est mort avec elle lors d'un entraînement sur la route de Verzeille en 2004 écrasé par un bus qui passait par-là.

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En hommage à Stéphane, le Grand prix de Carcassonne porte désormais son nom. Dimanche dernier, pour la 13e année, de jeunes coureurs amateurs ont participé à cette course de 93 km à travers la ville. L'ASC cycliste avec Hubert Beaubois en cheville ouvrière bénévole n'a pas ménagé sa peine.

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Les coureurs passent devant St-Jean de Brucafel avant d'arriver à Grazailles

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Florian Esquer a reçu des mains de Paul Escourrou - adjoint au maire chargé des sports - la coupe du vainqueur. C'était bien le seul représentant de la classe politique locale - tous partis confondus -, aux dires des témoins. 

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10/04/2016

Les dieux de l'ASC XIII en chocolat

La chocolaterie Cantaloup-Catala implantée dans les P-O, sort au début des années 1950 une collection de petites cartes que l'on trouve dans ses tablettes. Au pays du rugby et surtout du jeu à treize, les joueurs de ce sport sont les vedettes de cette collection. Ainsi, les enfants auront la possibilité de rassembler l'ensemble de l'équipe de l'AS Carcassonne XIII. Aussi curieux que cela puisse paraître aujourd'hui, Pipette (Puig-Aubert) est à cette époque un Dieu vivant. Les stades de rugby à XIII sont noirs de spectateurs et l'équipe de Carcassonne est la championne invincible.

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Cette chocolaterie existe aujourd'hui sous la marque Cémoi à Perpignan

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Robert Puig-Aubert dit Pipette

(1925-1994)

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Edouard Ponsinet dit "Ponpon"

(1923-2006)

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Louis Mazon

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11/02/2016

Le 13 août 1906, le Tour de France automobile à Carcassonne

Quatre années avant la création du Tour de France cycliste, le journal "Le Matin" lançait du 16 au 24 juillet 1899 le Tour de France automobile. Sur 19 voitures au départ, seules 9 franchiront la ligne d'arrivée après un périple de sept étapes dans l'hexagone. 

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© BNF

M. Grillet sur la voiturette Fouillaron

La seconde édition de cette course, initiée par l'Auto-Cycle-Club de France et organisée par le journal "Les sports", se déroulera entre le 22 mai et le 3 juin 1906. Ce sont cette fois 11 étapes réservées aux légers instruments de locomotion - motocyclettes, tri-cars et voiturettes - qui devront être réalisées sur un parcours de total de 2000 km. Le seul classement des concurrents est calculé par la régularité de la marche avec 30km/h imposés.

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© BNF

Départ de la course

Une panne entraîne un plus lourd handicap... Le départ de la trentaine partants a lieu le 22 mai 1906 depuis la Porte Maillot à Paris ; d'autres engagés ne pourront pas concourir en raison de la grève. Les vedettes du sport comme Guippone, Paul Pons (champion du monde de lutte) et Marius Barriaux.

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© BNF

Marius Barreaux sur sa Vulpe

Dans la catégorie motocyclettes, on aperçoit des Peugeot, Alcyon, Bruneau, Clément, Georgia Knap. Côté voiturettes : De Dion-Bouton, Vulpe et Fouillaron. Cette dernière utilise une courroie de transmission et pas de changement de vitesse à engrenage. Une révolution pour l'époque ! Cette course passera à Carcassonne sans s'y arrêter lors de l'étape Toulouse - Montpellier, le 25 mai 1906.

Tour de France

"Le Matin"

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Voiture Cottereau pilotée par Pâquerette

La même année, un autre Tour de France, d'une longueur de 6000 km, est organisé du 2 au 28 août par le journal "Le Matin". Le pesage des 65 véhicules engagés à lieu la veille au jardin des Tuileries à Paris de 8 heures du matin à 6 heures du soir. Une foule considérable de curieux et de passionnés accompagne cette journée. Le règlement de la course stipule qu'il s'agit d'un concours de résistance, de régularité et d'endurance. Toutes les précautions de pointage, de contrôle et de poinçonnage seront prises afin d'éviter les fraudes. 

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Le tricars auto-fauteuil

Les journalistes du Matin vantent les mérites de Maringue, Baron et Denimal qui pilotent respectivement des Lacoste et Battman de 4 chevaux et demi, 6 et 9 chevaux. Les sept catégories s'élanceront à des horaires différents à partir de 9 heures du matin, avant de conclure cette première étape entre Paris et Deauville, longue de 218,6 km. A 30 km/h de moyenne, l'arrivée est prévue vers 5h49 du soir ; à 45km/h, ce sera avant 4h42. Dans le meilleur des cas, on mettra sept heures pour faire la distance.

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Motocyclette Bruneau, tiers de litre 

 

Les étapes

Paris - Deauville : 281,6 Km

Deauville - Granville : 171,4 Km

Granville - Dinard : 148,7 Km

Sur 41 voitures, 37 sont arrivées. Le véhicule n°47 de M. Rey s'est renversé dans un tournant à Lanloup. Sérieusement contusionné, le conducteur crachait du sang. Ses blessures ne sont pas graves.

Dinard - Brest 225,5 KM

Quarante voitures sont parties. Trois objets d'art ont été offerts par la ville et les habitants aux coureurs. Les premières voitures arrivent à trois heures dans le parc de la caserne Fautras.

Brest - Nantes : 326,5 KM

38 concurrents se sont présentés au contrôle. Les voitures sont arrivées avant l'horaire réglementaire. Le N° 51 a abandonné.

 Nantes - Les Sables d'Olonne : 157 km

Les Sables d'Olonne - Royan : 256 Km

35 concurrents au départ. Le N° 68 qui était resté en panne, a pu réparer et est reparti.

Royan - Bordeaux : 136,3 Km

Bordeaux - Biarritz : 271,8 Km

36 concurrents au départ sont partis ce matin entre 6 et 10 heures. Ils arriveront entre 6 et 7 heures du soir à Biarritz. Les voitures passent par Mont-de-Marsan avant d'arriver sans accident dans la capitale Basque. On remarqua le comte Vinaza avec le prince de Bourbon, M. Rabier le vice-président de la Chambre des députés et d'autres notabilités du monde automobile.

Biarritz - Pau : 170,6 Km

Pau - Bagnères-de-Luchon : 135,2 Km

Bannières-de-Luchon - Carcassonne : 250 Km

35 voitures au départ qui sont passées dans Toulouse sans s'arrêter. Peu de monde sur le parcours, seuls quelques délégués du Club Automobile Toulousain. Les concurrents ont commencé à arriver à Carcassonne vers 2 heures. Les voitures s'arrêtèrent d'abord sur la place d'armes (actuelle place du général de Gaulle) où elles reçurent des soins, puis pénétrèrent dans le parc établi sur la carrière du 17e dragons, où personne n'a plus le droit d'y toucher jusqu'à la prochaine étape. 6 voitures arrivèrent après les délais.

Carcassonne - Avignon : 270,3 Km

Les voitures sont parties ce matin entre 6h29 et 10h5 pour Avignon. Grand animation à Coursan, où les concurrents sont passés entre 8h et 11h45. Arrêt à Béziers. A Sète, les automobilistes prennent une heure de repos. Un vin d'honneur et un petit déjeuner leur est offert au Kursaal. A une heure de l'après-midi, les véhicules passent devant une foule en liesse sur la place de la Comédie à Montpellier, puis à Nîmes à 2 heures.

Avignon - Brioude : 276,7 Km

Brioude - Clermont-Ferrand : 159,9 Km

Clermont-Ferrand - Vichy : 131,1 Km

Départ pour Vichy en passant par Riom, Loubeyrat, Menat, Saint-Pardoux et Gannat. La première voiture arrive 4h49 ; elle avait quitté Clermont-Ferrand à 1h53.

Vichy - Lyon : 202,2 Km

Lyon - Aix-les-Bains : 200,2 Km

Aix-les-Bains - Evian-les-Bains : 185,1 Km

30 voitures au départ et autant à l'arrivée. Le N° 59 a fait une embardée dans un fossé à cause d'un excès de freinage.

Evian-les-Bains - Besançon : 245,3 Km

Besançon - Gérardmer : 317,4 Km

Mézières - Amiens : 256,3 Km

Amiens - Boulogne-sur-mer : 219,5 Km

Le numéro 37 est arrivé hier soir après la fermeture du contrôle. Il repartit vers Boulogne ce matin avec les 30 autres concurrents.

Boulogne-sur-mer - Le Havre : 281,6 Km

Départ vers Le Havre en passant par Abeville, Le Tréport, Fécamp, Etretat.

Le Havre - Paris : 211,6 Km

Ils sont repartis de Frascati ce matin vers Paris, via Rouen. L'arrivée s'est faite au pont de Neuilly devant un public nombreux. Sur toute la durée de la course, huit voitures n'ont jamais connu de panne et sont toujours arrivées avant l'heure.

"Donc, sept concurrents sont classés ex aequo. Certains ont insinué que ce n'était pas la peine de faire 1500 lieues pour obtenir pareil résultat... Le prix qui devait être attribué au gagnant a été divisé en sept parties et ma foi, ce n'est pas du tout la même chose de toucher 25.000 francs ou d'en toucher 3572,40 !  Mais ce sont là des propos de mauvaises langues qui ne peuvent en rien troubler la belle sérénité des vainqueurs. Que pèse un billet bleu en regard de la gloire acquise !" (Le sport universel illustré)

 

Le classement

1. De Dion-Boutton 1...............Pellegrin

1. Darracq II.................................Sire

 1. De Dion-Boutton......................Bardin

 1. Cottereau IV.........................Paquette 

1. De Dion-Boutton VI..................Didier

1. Bayard I..............................Dumond

1. Mercédès..............................Renaux

 

 8. Hérald..................................J.Dubois

9. De Dion-Boutton V..................Pelisson

10. Darracq III...............................Siaud

11. Mototri Comtal II....................P. Pons 

12. Bayard II...........................Dompnier

13. Darracq IV...........................Nieuport

 

Véhicules ayant manqué 1 étape

14. Darracq V............................Aublanc

2 étapes

15. Siddeley.................................Garell

3 étapes

16. Mercedes................................Théry

4 étapes

17. Siddeley I...............................Stead

18. Lacoste et Battman...............Deminal

7 étapes

19. C.I.A..................................Bardinet

8 étapes

20. Alcyon..............................Thiercelin

9 étapes

21. Berliet...............................E.V Louis

22. Lacoste et Battman..................Baron

13 étapes

23. De Dion-Boutton et Cie..........Cormier

24. C.V.R II...........................Couverchel

17 étapes

25. C.V.R III................................Robert

22 étapes

26. Cottereau I.....................De Verneuil

23 étapes

27. Panhard et Levassor............Michenon

28. Darracq et Cie....................Souchard

 

Sources

Le sport, Le matin, la presse, l'express du midi

Crédit photos

Collection Jules Beau (BNF)

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