28/03/2014

Les élections municipales de mars 1989

Raymond Chésa, maire de la ville depuis 1983 à la surprise générale, devait confirmer son ancrage dans l'opinion lors de l'élection municipale de 1989. "Le plus dur c'est de durer" disait-il! Sur cette terre d'élection pour la gauche, cette dernière avait-elle le temps d'une mandature recollée les morceaux avec une partie de ses dissidents? Pendant que le PS avait passé son temps à tenter de laver son linge sale en famille, Chésa avait fait du boulot. En 6 ans: haltes garderies, CCAS, Semi-piétonnisation, parking Chénier, réfection de la gare, camping... et la Cavayère. Un lac construit sur un site incendié qui pendant la campagne, ne s'était pas encore rempli. Lo Ramon de la Trivalla, expert en touché de mains et dont la spontanéité laissait penser qu'il connaissait toutes les familles de la ville, labourait le terrain depuis 6 ans. A la manière d'un ancien radical tarnais du XIXe siècle, il faisait sa campagne. Le Ps, lui, venait de désigner pour reprendre la ville à la droite, un homme droit et honnête (trop peut-être), le Dr Roger Bertrand. La gauche pensait surfer sur la victoire de Mitterrand en 1988 et sur les législatives où elle arriva en tête à Carcassonne. Mais, toutes les élections ne se ressemblent pas... Le PS local, allait focaliser son angle d'attaque sur ce lac qu'il présenta comme un gouffre sans eau, une gabegie du maire. Le résultat fut le suivant. Pour la première fois depuis toujours, l'union de la gauche fut battue au premier tour de scrutin avec seulement 37% des voix. Une élection de sénateur pour "Carcassonne avance", là où le PS n'avait cessé d'écrire sur ses tracts "Carcassonne recule" ou "Chésa bascule". L'affaire de la dette Orta, n'était pas encore sortie et la gauche se donnait rendez-vous en 1995...

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"Le lac se remplira avec les larmes de mes détracteurs" (R. Chésa)

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