20/05/2017

Jean-Paul Léri (1918-1943), fusillé à l'âge de 25 ans

Dans deux de ses articles dominicaux publiés dans La dépêche, l'historien Claude Marquié a évoqué la courte vie de Jean-Paul Léri. Tout en reprenant les éléments essentiels de son travail, nous allons apporter des informations nouvelles que nous avons découvertes aux archives de l'Aude.

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Jean-Paul Léri

Ce jeune homme courageux était né le 15 septembre 1918 à Orléans d'un père médecin. Au début de la guerre, il combat dans l'armée française avec le grade de sous-lieutenant. Sa vaillance lui vaut la Croix de guerre et une belle blessure durant les hostilités. Il est fait prisonnier, mais s'évade et adhère aux Compagnons de France ; organisme fondé par le gouvernement de Vichy pour la jeunesse française. A partir de 1942, Jean-Paul Léri s'écarte de l'idée nationale incarnée par Pétain et rejoint la Résistance au sein du réseau Alliance.

L'objectif de Léri et de ses camarades était "de favoriser le départ par mer, à partir de Saint-Pierre (commune de Fleury) de personnalités, mais surtout de recueillir le maximum de renseignements sur l'armée allemande et de les transmettre à Londres, soit par radio, soit en les acheminant à Lyon. Leurs lieux de ralliement étaient Rouvenac, près d'Espéraza, village assez isolé à 300 m d'altitude qui comptait 259 habitants en 1936, où vivait Louis Jean, et à Carcassonne dans un immeuble de l'allée d'Iéna, les déplacements entre ces deux points se faisant par le chemin de fer ou à vélo." (C. Marquié)

Le 22 septembre 1943, Jean-Paul Léri est arrêté à Carcassonne par la police Allemande. L'ancien sous-lieutenant au 8e Zouave sera torturé par la Gestapo, mais ne parlera pas. Six jours plus tard, c'est Mme Camille Dubousset, hôtelière de son état, qui est arrêtée à son domicile de l'allée d'Iéna. On retrouve chez elle, les renseignements sur les dépôts d'armes de la Werhmacht. Ceux-ci lui avaient été remis par Jean-Paul Léri. Cette information trouvée dans les archives de l'Aude contredit les affirmations de l'article de M. Marquié, disant que les documents furent détruits par les résistants après l'arrestation de Léri.

Madame Dubousset sera déportée et mourra deux ans après être revenue du camp de Mathausen le 5 mai 1945. Elle était originaire de de St-Eloy-les-mines (63). Jean-Paul Léri, transféré à la prison de Montluc à Lyon et jugé par un tribunal militaire, sera fusillé pour espionnage le 5 novembre 1943.

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Depuis le 30 novembre 1954, une rue de Carcassonne porte son nom dans le quartier Pasteur. 

Sources

Les dimanches dans l'histoire / La dépêche / C. Marquié

Rapport des RG / 5 mai 1944

Rapport des RG / 5 octobre 1943

Midi-Libre / 7 novembre 1944

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