24/06/2016

Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, un audois à la Cour du Roi

Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville,

né à Narbonne le 25 décembre 1711. Son père est musicien à la cathédrale Saint-Just et prodigue à son fils les premiers enseignements, avant que ce dernier ne s'installe à Paris en 1738.

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Violoniste virtuose et compositeur, Jean-Joseph entre au Concert spirituel et est promu l'année suivante, musicien du roi. En 1744, il occupe les fonctions de sous-maître de la Chapelle royale. Son oeuvre compte de nombreux motets, ballets, opéras et oratorios. Mondonville s'éteint à Belleville, le 8 octobre 1772.

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Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville 

(Maurice Quentin de la Tour / 1749)

Il existe de nombreux enregistrements des ces oeuvres réalisés par William Christies et les Arts florissants, Choeur du collège d'Oxford, Centre musique baroque de Versailles.

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Dans son numéro de juin, Opéra magazine nous apprend la sortie pour 2017 de l'enregistrement sur Cd de l'un de ses opéras. Isbé, d'après un livret d'Henri François de la Rivière, fut créé en 1742 à l'Académie Royale de Musique. Cet ouvrage a déjà été donné le 6 mars dernier au Palais des arts de Budapest en version concert. C'est dire si la musique de Mondonville qui trouve sans doute son inspiration dans la lumière de notre Languedoc, s'exporte à travers l'Europe.

"Même en version de concert (mais au juste, qu’aurait apporté de plus – à part la restitution visuelle des ballets et des divertissements, une production scénique?), l’ouvrage de Mondonville captive de bout en bout. Isbé créé en 1742 est contemporaine de la reprise d’Hippolyte et Aricie de Rameau (créé en 1733), avec la restitution du fameux Trio des Parques aux impossibles vertiges harmoniques. Mondonville curieux et scrupuleux de ce que faisaient ses contemporains, met en scène lui aussi un trio de voix masculines. Inévitablement comparé à Rameau, Mondonville se distingue pourtant sans difficultés : son écriture apporte un autre type d’éclat, un autre point d’accomplissement d’une exceptionnelle cohérence. C’est cette unité de la vision globale qui fusionne mieux qu’ailleurs (Ballets, divertissements, intermèdes…) la continuité du drame, qui surprend et convainc totalement. En cela, Mondonville annonce Gluck, par son souci du drame, avant l’essor des tableaux pris séparément."

(Classiquenews.com)

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Classiquenews.com

Il est dommage que notre département et notre ville ne sachent pas profiter de cette richesse musicale. Ouvrir des horizons et signer des partenariats avec un moteur tel que, par exemple, le Centre baroque de Versailles permettrait d'impulser une véritable politique culturelle dans nos festivals et de gagner en visibilité.


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